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 la guerre civile americaine

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MessageSujet: la guerre civile americaine   Lun 24 Aoû - 22:27



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gris pale Territoires de la Confederation
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major-borak

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MessageSujet: Re: la guerre civile americaine   Lun 4 Oct - 10:34

Aspects de la guerre de Sécession

Les drapeaux


Le drapeau de l'Union (Old Glory), durant la guerre de sécession, était la bannière étoilée , très similaire à celle utilisée de nos jours.
Au début du conflit, le drapeau était orné de 33 étoiles. Quatre ans plus tard, il en comportait 35 car deux nouveaux états avaient rejoint l'Union, à savoir le Kansas (1861) et la Virginie occidentale (1863)



Le drapeau US de 1861-1863




Le premier drapeau en usage dans les états confédérés était, somme toute, assez similaire à celui de l'Union..
Les premiers combats démontrèrent une trop forte ressemblance entre les deux étendards.. En conséquence, ce fut le célèbre étendard de guerre de la Condédération qui fut utilisé à sa place.
En février 1865, un troisième drapeau confédéré fut adopté mais ce modèle resta des plus confidentiels.

Ci-dessous, plusieurs exemples de drapeaux confédérés. Notez qu'il y manque le second drapeau national confédéré (le même que le 3e mais sans la bande rouge, adopté en 1863) et que le drapeau de bataille règlementaire de l'armée confédérée n'était pas rectangulaire mais bien carré. Il exista toutefois de nombreux modèles rectangulaires dans les armées de l'Ouest mais ne répondant pas aux spécifications de 1861.
On peut également signaler que plusieurs autres drapeaux de bataille de modèles totalement différents furent utilisés à l'Ouest.




Le premier drapeau de la Confédération


Etendard de bataille


L'ultime drapeau de février 1865





Les uniformes


Les uniformes de l'Union s'inspirèrent grandement d'uniformes européens, et surtout français, et comportèrent, en règle générale, un képi à visière, une tunique et un pantalon unis.

Certaines unités firent exception à la règle en se dotant d'uniformes particuliers. Par exemple, le 5 ème régiment de volontaires de New York adopta une tenue du type "zouave", largement inspirée d'Afrique du Nord et comportant un gilet court, un pantalon ample de teinte garance, une large ceinture chamarée et une chechia ornée d'un gland.
D'autres unités optèrent pour le kilt, ou l'uniforme surchargé du type "hussard", ou encore un uniforme de teinte verte (tireurs d'élite de Berdan),...

En vue d'éviter toute confusion sur le champ de bataille, ces tenues fantaisistes disparurent rapidement au bénéfice d'un uniforme réglementaire.
Ce dernier comprenait une veste de teinte bleu foncé, un pantalon bleu clair et une casquette à visière. Sur le couvre-chef, un insigne était placé en évidence de manière à indiquer l'unité d'appartenance du soldat. L'arme était indiquée par la couleur des parements :
bleu pour l'infanterie
rouge pour l'artillerie
jaune pour la cavalerie
vert pour les services médicaux
Sur les théâtres d'opérations occidentaux, la casquette fut souvent remplacée par un chapeau de feutre.

L'équipement du soldat nordiste comprenait : son fusil, une cartouchière garnie de 40 cartouches, une boite d'amorces, la baïonnette, une gourde, les rations alimentaires, une couverture, une toile de tente imperméable (ou une moitié de toile de grande tente), un sac à dos, une réserve de 160 cartouches, des vêtements de rechange,.... Rares étaient ceux qui trouvaient encore le courage de s'encombrer de quelques objets personnels.

Certaines tenues pittoresques restèrent toutefois en service tout au long du conflit. Il suffit de citer les shaprshooters en
tenue verte (2 régiments), plusieurs régiments de zouaves (souvent très proches des zouaves français)... Ce dernier uniforme devint même assez courant dans l'armée de l'Union en 1864-65 car la tenue de zouaves fut distribuée à partir de 1863 comme distinction à certains régiments pour leurs faits d'armes.




Infanterie nordiste




De conception similaire à l'uniforme standard nordiste, l'uniforme sudiste comprenait une veste grise, un pantalon bleu clair et une casquette grise.
A l'instar de l'Union, des parements de couleur indiquaient l'arme d'appartenance :
bleu clair pour l'infanterie
rouge pour l'artillerie
jaune pour la cavalerie
noir pour les services de santé
Dès le début de la guerre, la distribution de l'uniforme réglementaire s'avéra problématique car dépendante des divers Etats constitutifs de la Confédération.

Par ailleurs, certains Etats sudistes ne disposaient pas de l'industrie nécessaire à la fabrication d'une grande quantité d'uniformes. De fait, leurs soldats durent bien vite s'habiller de vêtements civils ou d'uniformes pris aux Nordistes. Dans l'ensemble toutefois, l'industrie de l'habillement sudiste fonctionna toujours pour produire des uniformes aux troupes de l'armée de Virginie du Nord du général Lee. Cette armée connut ainsi trois modèles de vestes différentes entre 1862 et 1865 (vestes confectionnées par le Richmond Depot). Il existait de tels dépots ailleurs à travers la Confédération à Atlanta, Columbus, Raleigh... Tous fournissaient de l'habillement, certes de modèles disparates mais bien manufacturés et de coupe militaire. De plus, certains états comme la Caroline du Nord ou la Géorgie confectionnèrent une grande quantité d'effets vestimentaires à destination de leurs troupes , souvent à partir de matériel importé à travers le blocus fédéral et constituant ainsi encore des modèles différents.

On peut donc dire que l'armée du Sud était en général assez disparate dans son habillement (surtout en fonction des régions) mais rarement vétue d'effets civils ou nordistes , ces effets constituant un appoint supplementaire plutôt qu'une source première.


Moins d'un an après le début des hostilités, la casquette grise disparu au profit d'un chapeau en feutre et la tunique grise ainsi que le pantalon furent remplacés par des vêtements hétéroclites de teinte grise ou marron. Les chaussures vinrent rapidement à faire défaut.

L'équipement du soldat sudiste s'avéra des plus sommaire : le fusil, les munitions, un bidon et une gamelle, ainsi que de maigres effets personnels portés dans une couverture roulée en bandoulière (très distinctive du soldat confédéré).




Infanterie confédérée

Un équipement hétéroclite





Le recrutement des armées


Lors du déclenchement des hostilités, le Sud recruta des volontaires pour une période d'un an.
Au printemps 1862, afin d'empêcher ces hommes de quitter les rangs, une nouvelle loi fut promulgée et entra en vigueur à la date du 14 avril 1862. Tous les hommes âgés de 18 à 35 ans furent enrôlés pour une période de 3 ans...
Ce fut ainsi le Sud qui, le premier, eut recours à la conscription le 16 avril 1862. En décembre 61 le congrès CS avait passé une loi encourageant les engagés volontaires d'un an à se réengager pour trois ans ou pour la durée du conflit, ce qui fut fait en masse. De même les engagés de trois ans, libérés début 1864, se réengagèrent largement jusqu'à la fin de la guerre (ce qui n'exclut pas un très important taux de désertion).
La conscription, au Nord comme au Sud d'ailleurs , ne produisit qu'assez peu de soldats (20% pour le Sud, 10 pour le Nord)


L'Union resta fidèle au principe du volontariat jusqu'en mars 1863. Passé cette date, la concription fut également instaurée.
Le recrutement s'effectuait selon un système de quotas déterminés pour chacun des Etats concernés. L'état subdivisait lui-même son quota parmi ses circonscriptions électorales...
Si d'aventure une circonscription fournissait le nombre requis de volontaires, aucun conscription n'y était réalisée.

L'Union adopta rapidement un système de primes qui furent offertes aux volontaires. On assista alors à la naissance d'un véritable système de fraude : des individus s'engageaient et touchaient la prime promise avant de disparaître pour aller s'engager ailleurs (et toucher une autre prime) sous une identité d'emprunt !

La personne choisie lors d'une conscription obligatoire pouvait être exemptée en fournissant un remplaçant trouvé par elle, ou moyennant le versement d'une somme de 300 dollars.



Revolvers et fusils


L'arme principale utilisée durant le conflit fut un fusil à un coup et à chargement par la bouche dont la mise à feu s'effectuait à l'aide d'une capsule de fulminate. Une phase complète de chargement et de tir comptait 11 mouvements. De ce fait, pour tirer 3 coups à la minute, il ne fallait compter que deux secondes par mouvement...

Les fusils les plus répandus (dans les deux camps) furent le Springfield 1861 et l'Enfield anglais modèle 1852.
Les armes faisant défaut, des agents des deux camps furent envoyés en Europe afin de se fournir en fusils disponibles. Dans l'ensemble, les Sudistes réussirent à acheter des armes de qualité; par contre, au Nord, de nombreux profiteurs se remplirent les poches en fournissant une quincaillerie infâme...
L'un des meilleurs fusils d'origine étrangère s'avéra être le Lorenz autrichien.
Beaucoup d'autres armes (l'Union utilisa, à elle seule, 70 modèles de fusils différents) s'avérèrent de mauvaise qualité ou d'une conception totalement dépassée. Ainsi, en 1864, on apercevait encore nombre de fusils à canon lisse et dotés d'une platine à silex...

Les fusils et carabines à chargement par la culasse ou à répétition furent utilisés par l'Union au coursdu conflit. Les modèles les plus populaires furent le Sharps, le Spencer et le Henry. Les carabines à chargement par la culasse furent utilisées dès 1861 (Sharps, Burnside, Jocelyn ...). Les carabines à répétition furent employées à partir de 1863 mais en petit nombre.


En ce qui concerne les revolvers, les modèles les plus appréciés furent le Colt 1860 et le Remington 1863 utilisés au Nord.
Le Sud tenta de copier ces modèles à l'aide de rares usines sidérurgiques et au prix de la fonte de tous les objets en bronze récupérés dans l'ensemble de ses territoires.
Il faut noter que le Sud produisit, en petite série, un revolver propre, à 10 coups et dont le barillet pivotait autour d'un canon à chevrotines : le LeMat.



L'artillerie


L'Union utilisa intensivement deux modèles de canons à chargement par la bouche : le Napoléon de 12 livres, en bronze, et le Parrott de 10 livres, à culasse en fer forgé.
Au cours du conflit apparurent des pièces à âme rayée et à chargement par la culasse.

Une batterie fédérale, commandée par un capitaine, était composée de 6 canons. Un lieutenant dirigeait une section de deux canons. L'équipe servant un canon constituait un peloton commandé par un sergent.
Une pièce d'artillerie exigeait 7 servants et la présence d'un avant-train (contenant 50 "cartouches") tiré par 6 chevaux. Six autres chevaux tractaient un caisson contenant 150 "cartouches" supplémentaires.

L'Union disposait de 4 à 6 batteries d'artillerie pour 12.000 fantassins. Il existait aussi une réserve d'artillerie, directement placée sous l'autorité d'un général de brigade ou de division, qui pouvait être engagée massivement. A titre d'exemple, l'armée nordiste du Potomac disposait d'une réserve de plus de 100 canons.

Les batteries sudistes étaient constituées de 4 pièces, souvent de modèles divers ce qui posait de graves problèmes d'approvisionnement en munitions.
Les capacités de production limitées de la Confédération ne permirent guère le remplacement de pièces disparates et périmées. Certaines unités eurent parfois la chance de recevoir les mêmes canons que le Nord et parfois de meilleurs comme les Whitworth importés d'Angleterre mais en nombre limité.

Par manque de chevaux, les pièces sudistes furent souvent tirées par 4 animaux.
D'un point de vue général, le système organisationnel resta inférieur à celui de l'Union.



Identification et embaumement des cadavres


Guerre meutrière s'il en est, la guerre de Sécession fut marquée par une difficulté particulière en matière d'identification de cadavres.
Dans l'espoir d'être identifiés, certains soldats portaient, autour du cou, une plaquette de bois comportant leur nom et la mention de l'unité d'origine.
Les plus fortunés pouvaient aller jusqu'à acheter une plaquette en argent comportant les mêmes mentions. Un des fabricants de ce type de plaque fut la firme Drowne and Moore de New York.
Au final, malgré ces mesures, seuls 45% des tués de ce conflit parvinrent à être identifiés et rendus à leur famille.

La majorité des corps furent ensevelis dans des fosses communes à proximité du champ de bataille fatal.
Dans l'Est toutefois, là où les communications étaient les plus aisées, la famille de la victime pouvait être avertie du décès assez rapidement et, lorsque ses moyens financiers le lui permettaient, pouvait réclamer le corps.
Plusieurs jours étant nécessaires au transfert de la dépouille, des embaumeurs proposèrent leurs services. L'une des méthodes de conservation du corps fréquement utilisée était l'injection d'un liquide adapté dans les veines de la victime. Une solution moins onéreuse consistait à placer le corps dans un cercueil métallique hermétique qui empêchait la diffusion d'odeurs de décomposition.



L'assistance médicale


Devant l'afflux de victimes provoqué par la guerre, la médecine de 1860, ignorante des antiseptiques, des pansements et de toute mesure d'hygiène, dut se charger, sous le contrôle d'un ministère de la Santé, de l'octroi des premiers soins aux blessés, de leur transport à l'abri des zones de combats, ainsi que de l'installation et du fonctionnement d'hôpitaux de campagne.

L'Union disposa de 10.000 chirurgiens contre 4.000 pour la Confédération.
A proximité immédiate du champ de bataille, un assistant chirurgien, accompagné de quelques soldats du corps d'ambulanciers munis de brancards, donnait les premiers soins aux victimes avant de les envoyer vers l'hôpital de campagne, souvent installé dans une tente ou un bâtiment agricole à un ou deux kilomètres en arrière du front.

Dès 1862, l'Union disposa d'un hôpital de campagne pour chacune de ses divisions. Le bâtiment requis à cet usage était signalé par un drapeau jaune orné d'une bordure verte et d'une lettre "H" verte en son centre. Le lieu était aisément localisable car des drapeaux identiques, mais de taille plus modeste, étaient disposés sur les sentiers allant du lieu des combats jusqu'à l'hôpital concerné.

Les interventions chirurgicales s'effectuaient dans la saleté et à l'aide d'instruments qui n'étaient pas nettoyés entre deux interventions. L'infection des blessures qui résultait de telles pratiques était considérée comme normale et faisant partie du processus de guérison. Nombre de victimes n'y survécurent pas.

Pour les cas les plus graves, des hôpitaux "en dur" étaient installés en retrait, généralement dans un bâtiment public. Le transport vers ces lieux pouvait s'effectuer par chemin de fer, par voie fluviale, ou à l'aide de chariots matelassés faisant office d'ambulance.

Devant l'afflux toujours plus grand de victimes, des hôpitaux d'appoint furent construits en bois. Bien aérés et chauffés, offrant des conditions d'hébergement décentes, ces centres de soins sauvèrent nombre de vies.
Au Sud, les Confédérés construisirent le plus grand hôpital du monde à Richmond. Le "Chimborazo", doté de 150 salles, pouvait accueillir 4.500 blessés et, au total, 76.000 y défilèrent.

L'union disposa toujours en suffisance de médicaments et de matériel médical. La Confédération dut se fournir à l'étranger et forcer le blocus naval instauré par le Nord, s'emparer de stocks ennemis, ou mettre sur pied des laboratoires dont le but était de produire des remèdes efficaces à base de plantes... Dans l'ensemble toutefois, les ressources sudistes s'avérèrent en permanence insuffisantes.

La population civile veilla également au bien-être de ses blessés.
En 1861, l'Union mit en place une Commission des Affaires sanitaires chargée de distribuer les dons et d'organiser le travail des bénévoles. Cette organisation, entre autres tâches, distribuait des colis aux soldats et fournissait des conseils gratuits aux soldats et à leurs familles.
Une Commission Chrétienne fut mise en place cette même année par l'Union chrétienne des jeunes gens (Y.M.C.A.) et se chargea de la distribution de bibles, de la distribution de café aux troupes, de la distribution gratuite de matériel d'écriture et de timbres, de l'installation de bibliothèques dans les campements... Fonctionnant uniquement grâce aux dons, l'organisation chrétienne distribua, tout au long du conflit, un matériel d'une valeur de six millions de dollars de l'époque.

L'armée de la Confédération, malgré les efforts de la population civile sudiste, ne reçut jamais une aide aussi efficace.



Les prisonniers de guerre


Etant surpris par la durée du conflit, les deux camps eurent d'immenses difficultés à gérer un afflux considérable de prisonniers de guerre.
En fait, au début du conflit, les deux armées pratiquèrent la libération des prisonniers sur parole et l'échange de prisonniers ce qui entraina des temps de détention assez courts. A partir du moment où des soldats noirs combattirent dans les rangs du Nord ces pratiques furent abandonnées et de grandes quantités de prisonniers durent être gardées sans espoir d'échange, ce qui entraina la création de camps totalement improvisés, comme Andersonville, et le surpeuplement d'autres camps jusque là suffisants...
Dans l'improvisation, on vit surgir du sol quelques 150 prisons qui reçurent 194.000 prisonniers nordistes et 214.000 soldats sudistes.
Rapidement, les problèmes de surpopulation,de manque d'hygiène et de soins médicaux inadaptés conduisirent à l'hécatombe. 30.000 Nordistes périrent en prison contre 26.000 Sudistes. Les survivants eurent souvent la santé définitivement affectée. La mortalité la plus élevée fut observée à Chicago, dans la prison de Camp Douglas, où, sur le seul mois de février 1863, 387 hommes décédèrent sur un total de 3.884.
La prison qui laissa le pire souvenir de la guerre fut celle de Camp Sumter (plus connue sous le nom d'Andersonville) établie en Géorgie par les Sudistes. Crée en février 1864 et prévue pour accueillir un maximum de 10.000 prisonniers, elle en compta, six mois plus tard, plus de 33.000 enfermés dans une cloture de 27 hectares établie sur un sol marécageux. Dans cette prison, la nourriture, déjà rare pour les Sudistes, se montra quasi inexistante pour les Nordistes. En 11 mois, 12.000 Nordistes y trouvèrent la mort. Accusé de "meurtre en violation des lois et coutumes de la guerre", l'officier dirigeant le camp, le captaine Henry Wirz, fut exécuté le 10 novembre 1865.



Le site où s'élevait la prison d'Andersonville (Géorgie)


Reconstitution d'une partie de l'enceinte du camp


Vue de l'intérieur. Reconstitution d'abris de prisonniers





Les unités de soldats noirs


Dès les premiers jours du conflit, des Noirs des Etats du Nord se montrèrent désireux de prendre part aux hostilités. Le gouvernement fédéral se montra, dans un premier temps, peu enthousiaste mais, en juillet 1862, le Militia Act autorisa le recrutement de Noirs, non comme combattants mais comme main-d'oeuvre..
Les défaites nordistes successives de 1862 amenèrent une chute spectaculaire du nombre de volontaires et obligèrent le gouvernement nordiste à revoir sa position. En automne 1862, le premier régiment noir fut constitué; au total, 140 allaient l'être, regroupant 178.975 hommes (dont 37.000 furent tués au combat).

Dans l'ensemble, les Noirs furent piètrement équipés et chargés des pires tâches. De 1862 à 1864, un soldat noir reçut une solde de 7 dollars par mois, au lieu de 13 dollars pour son homologue blanc. Il fallut attendre juin 1864 pour voir les Noirs bénéficier d'une solde identique à leurs camarades blancs.

Les Sudistes traitèrent avec cruauté les prisonniers noirs capturés. Ainsi, en avril 1864 à Fort Pillow, les cavaliers de Nathan Bedford Forrest massacrèrent nombre de Noirs désarmés qui s'étaient rendus.
Dans les derniers mois du conflit, la Confédération, exsangue, envisagea le recrutement de Noirs. Une loi fut d'ailleurs promulguée en ce sens par le président Davis en février 1865. La mesure vint trop tard et le conflit parvint à son terme avant la concrétisation de ce projet, évitant au moindre Noir d'avoir à se battre pour la défense du Sud.
Il est toutefois indéniable, qu'à titre individuel et "non officiel", au moins plusieurs centaines de Noirs ou métis servirent dans divers corps confédérés en tant que soldats.




La prise de quartiers d'hiver


A l'arrivée de l'hiver, les armées des deux camps prirent l'habitude d'établir des quartiers d'hiver qui étaient généralement utilisés durent une période de trois mois.
Sur les emplacements choisis, généralement à proximité d'une forêt, on voyait dès lors apparaître de véritables villages constitués de cabanes en rondins strictement alignées. Une cabane servait généralement au logement de 4 à 6 hommes dont les plus adroits n'hésitaient pas à confectionner chaises, tables, lits et étagères diverses. Ces cabanes disposaient souvent d'une cheminée.
Dans le pire des cas, lorsque le bois n'était pas disponible en suffisance, le logement s'effectuait dans des tentes entourées des quelques rondins disponibles et qui se chargeaient d'arrêter les plus gros courants d'air.

Pour tuer l'ennui, les livres étaient très recherchés, même les plus abîmés. Les jeux de cartes, couplés aux paris d'argent, étaient également très populaires. Les soldats se créèrent des distractions en jouant de la musique, faisant du théâtre,... L'occasion se présentait parfois aussi de retrouver un ami ou un membre de la famille qui servait dans une autre unité et avait trouvé refuge dans le même campement.
Les femmes et amies des officiers avaient l'autorisation de pénétrer dans les quartiers d'hiver mais la moindre présence féminine était interdite pour les simples soldats.


Le problème du ravitaillement


La ration du soldat devait, en principe, comporter chaque jour 570 g de viande, 500 g de pain ou de biscuits, et une centaine de grammes de légumes, café, sucre et sel.

Si le Nord n'eut jamais de problème à fournir ses armées, des problèmes logistiques entraînèrent parfois des erreurs ou des retards dans la livraison des vivres ce qui influait grandement sur leur conservation. L'Union s'interessa rapidement aux méthodes de conservation de la nourriture et opta pour l'envoi de conserves de viande, produites par des conserveries de Chicago, et de café instantané (une première à l'époque) constitué de café, de sucre et de lait à dissoudre dans de l'eau bouillante.

Le Sud ne parvint jamais à fournir ses troupes de façon suffisante ni même régulière. De temps à autre, le soldat confédéré recevait du bacon, un peu de farine et du "café" fabriqué à l'aide de cacahuètes. Généralement, le menu était constitué d'épis de maïs grillés.

Des marchands ambulants eurent tôt fait de s'installer à proximité des camps militaires, surtout au Nord, et d'y proposer leurs produits. Ceux qui rencontraient le plus grand succès étaient le lait condensé, les boîtes de pêches et les biscuits sucrés. Malheureusement pour le simple soldat, l'achat d'un tel "extra" était rare car, s'il ne disposait que d'une solde mensuelle de 13 dollars, la boîte de lait était vendue à un dollar contre 25 cents pour le paquet de six biscuits.



Les progrès du retranchement


Inutilisés au début des hostilités, les retranchements furent rapidement utilisés par les Sudistes. Ces derniers se mirent donc à creuser moultes abris et tranchées grâce auxquels ils purent résister efficacement aux assauts de forces souvent trois fois supérieures. Ingénieur de formation et membre du génie, le général Lee fut sans conteste le plus chaud partisan de cette tactique.

Au fur et à mesure des hostilités, l'Union adopta le même principe. Les deux armées se mirent à construire des retranchements à chacune de leur halte, que l'ennemi soit proche ou non. Toutefois, les retranchements sudistes restèrent, tout au long du conflit, les plus élaborés quoiqu'étant aussi ceux qui étaient le plus rapidement construits.

Lors des sièges de Richmond et Petersburg, en 1864 - 1865, les ouvrages défensifs avaient évolué jusqu'à s'étendre sur une distance de 80 kilomètres. On y trouvait des abris capables de résiter à l'artillerie, des réseaux de tranchées, des postes d'artillerie fortifiés, des trous de tirailleurs... L'approche des fortifications était généralement protégée par des rangées de pieux hérissés (annonçant les futurs réseaux de barbelés); elle était par ailleurs des plus malaisée car le défenseur ne manquait jamais de déboiser le terrain sur une large zone, privant de la sorte l'assaillant d'un couvert bien utile...

Par ces aspects, la guerre de Sécession annonçait véritablement les batailles à venir de la première guerre mondiale. Les stratèges européens préférèrent toutefois, à l'époque, ne pas en tenir compte. En 1870 pourtant, les Prussiens retinrent certaines leçons de la guerre de Sécession, à savoir : la logistique, l'organisation, le transport (train), l'utilisation de la cavalerie, les communications (télégraphe)...




Les ballons d'observation


Au début du conflit, un savant du nom de Lowe mit au point, pour le compte de l'Union, un système d'observation par ballons.
Les 3 ballons de Lowe (l'Intrepid, le Washington et le Constitution) furent largement utilisés par McClellan lors de son invasion de la péninsule de Virginie au printemps 1862. A chacun de ses envols, le ballon d'observation était copieusement canardé par les Sudistes.

Les ballons de Lowe étaient accompagnés d'un dispositif de fabrication d'hydrogène ce qui donnait aux engins une grande mobilité. Par ailleurs, les ballons étaient pourvus d'un dispositif télégraphique qui permettait aux observateurs de rendre compte des mouvements de l'ennemi avant même que le ballon n'ait été ramené au sol.
Le corps des ballons fédéraux fut totalement dissous à l'été 1863 devant le manque de résultats et après la démission de son initiateur, Lowe.


Les Sudistes ne disposèrent jamais que d'un seul ballon dont la brève carrière se déroula au début de 1862. Son enveloppe, des plus colorées, n'était pas, contrairement à la légende, constituée des robes de soie des ladies de Richmond (ou de chutes données par celles ci ) mais bien de stocks de soie achetés par le gouvernement dans toutes les boutiques de la ville ...
Les Sudistes ne disposaient, par ailleurs, que d'un système fixe de fabrication d'hydrogène, lequel était situé à Richmond. Ils étaient donc contraints d'y gonfler leur ballon puis de le remorquer, par chemin de fer ou par mer, jusqu'au théâtre d'opérations voulu, ce qui n'était guère pratique.



Le rôle du chemin de fer


En 1861, le réseau de chemin de fer U.S. comportait à peine 50.000 kilomètres de voies, pour la plupart situées dans les Etats du Nord.
L'arrivée décisive de renforts sudistes, transportés par chemin de fer, lors de la première bataille de Bull Run démontra l'importance de ce moyen de tranport dans un conflit "moderne".

L'Union ne manqua jamais d'employer ses voies ferrées afin de transporter troupes et ravitaillement. Par ailleurs, elle entreprit des travaux d'extension des voies déjà existantes.

Le Sud, qui avait toujours dépendu du Nord pour la construction et l'entretien des voies, se trouva rapidement en situation délicate. Durant le conflit, la Confédération ne put jamais poser un nouveau rail afin d'étendre son réseau. L'état d'indigence était tel, qu'en cas d'absolue nécessité, les Sudistes prélevaient des rails sur une portion existante ain d'aller les replacer ailleurs.
Le Sud souffrait par ailleurs de ne disposer que d'une seule voie ferrée Est-Ouest, laquelle croisait une voie Nord-Sud à Corinth, un peu au nord de Shiloh. La perte de Corinth, en mars 1862, fut définitivement confirmée par la défaite de Shiloh, un mois plus tard. Le réseau de transport sudiste subit là, dès les premiers mois de la guerre, un coup sévère.

L'importance des chemins de fer amena le développement d'opérations militaires spécifiques. Les deux camps lançèrent des raids afin de détruire les locomotives ou des sections de rails qui étaient tordus par la chaleur, déformés à coups de masse ou enroulés autour d'arbres... Les destructions nordistes portèrent des coups mortels aux capacités guerrières du Sud. Pour leur part, les raids sudistes obligèrent les Nordistes à se priver de nombreux effectifs, affectés à la garde des voies, afin de d'assurer la sécurité de leurs voies de communication.

Signalons enfin que les différentes compagnies de chemin de fer (privées), du Nord comme du Sud , utilisaient également des rails d'un écartement différent ce qui ne contribuait pas à la simplification des transports . La politique du Sud en matière de réseau ferré fut toujours catastrophique...




Les photos de Mathew Brady


La guerre de Sécession fut également le premier conflit où la photographie joua un rôle majeur.
Parmi les photographes les plus célèbres, il faut citer Mathew Brady, propriétaire de deux galeries à Washington et New York.
La technique de l'époque ne permettait pas la prise d'instantanés en raison de temps d'exposition relativement long (de l'ordre de 20 secondes pour les plaques humides). Tout mouvement étant rendu flou, Brady produisit donc nombre de photos de groupes ou, surtout, des photos de morts prises à même les champs de bataille.
Ses photos de morts et de blessés reçurent, une fois exposées, un mauvais accueil. Le réalisme cruel des images de Brady venait de porter un coup fatal à la vision romantique du conflit qui régnait alors dans la majorité des esprits.
La technique des années 1860 ne permettait pas la reproduction de photos dans les journaux. Toutefois, nombre de clichés de Brady servirent de base pour l'établissement de gravures au trait qui, à cette époque, illustraient les parutions.



Cliché de Brady pris sur le champ de bataille d'Antietam


Mort confédéré dans les tranchées de Petersburg,1865





Les services de renseignement


Le renseignement militaire apparut bientôt dans toute son importance.
Les deux camps s'adjoignirent rapidement les services de partisans civils qui les renseignèrent, souvent au péril de leur vie.
Involontairement, les journaux constituèrent également une bonne source d'information car aucune censure efficace n'existait à l'époque.

Les Sudistes profitèrent souvent de leur cavalerie afin de cerner les effectifs et les intentions de l'ennemi.

Le Nord, au début du conflit, s'adjoignit les services d'une agence de détectives privés de Chicago, dirigée par Allan Pinkerton. Ce dernier noua de bons contacts avec le général McClellan à qui il rapporta bon nombre d'informations. La plus grande faiblesse des détectives de Pinkerton résidait dans l'estimation des effectifs ennemis qui fut souvent exagérée. Il est probable que ces estimations fausses pesèrent lourd dans les manoeuvres prudentes dont se rendit maître McClellan.
Après la destitution de ce dernier, en septembre 1862, Pinkerton cessa toute collaboration avec l'Union dont les services de renseignements s'effondrèrent. Il fallut attendre mars 1863 pour voir les Nordistes mettre bon ordre dans la situation en créant le service de renseignements de l'armée, le Bureau of Military Intelligence.



Les services postaux


On l'ignore souvent aujourd'hui, mais la plupart des soldats de la guerre de Sécession savaient lire et écrire. Pour ceux là, l'envoi ou la réception de courrier constituait un moment important.

Le Nord, qui bénéficiait d'un bon réseau de communications, surtout dans l'Est, fit preuve d'une belle efficacité en la matière. Ainsi, une lettre envoyée d'une ville côtière de l'Est (par exemple Boston) ne mettait pas plus de quatre jours à arriver à son destinataire servant dans l'armée du Potomac.

Le Sud eut aussi un service similaire mais celui-ci se montra, tout au long du conflit, moins performant.

La guerre s'éternisant, le Nord accorda la gratuité du courrier aux soldats. Il suffisait à ceux-ci de mentionner "Soldier's letter" sur l'enveloppe.... On alla même jusqu'à distribuer des enveloppes imprimées à ceux qui oubliaient régulièrement d'indiquer cette mention.



Les journaux


La guerre fut source de nombre d'articles parus dans les journaux. Les journalistes qui suivaient les troupes ne bénéficiaient pas, à l'époque, d'un statut de correspondant de guerre aussi, selon le général en charge des opérations, leur présence était ou non acceptée.

La concurrence était rude entre périodiques, chacun voulant être le premier à annoncer une nouvelle importante.
La guerre profita grandement aux journaux du Nord dont le tirage se multiplia. Les deux parutions les plus importantes furent l'Harper's Weekly et le Frank Leslie's Illustrated Newspaper.
Au Sud, au contraire, diverses restrictions amenèrent une raréfication des journaux au fur et à mesure que le conflit se prolongea.

Tout le monde appréciait ces parutions, tant les civils (qui y trouvaient des nouvelles des opérations militaires) que les soldats (qui y trouvaient des nouvelles de leur région d'origine). Un système d'abonnement fut proposé aux militaires mais le tarif prohibitif (10 cents le journal) eut pour conséquence de voir les soldats se grouper et cotiser ensemble pour payer un même abonnement. Le journal était ensuite lu à tour de rôle.



L'énorme coût du conflit


La guerre de Sécession fut le conflit le plus sanglant de toute l'histoire des Etats-Unis.
La population de tous les Etats belligérants avoisinait les 32.000.000 d'habitants. Le Nord mobilisa 2.778.304 soldats tandis que le Sud en mobilisait environ 1.400.000. Plus de 600.000 périrent (360.222 Nordistes et plus ou moins 258.000 Sudistes).
A titre de comparaison, durant la seconde guerre mondiale, les USA perdirent 407.316 soldats sur une population de 133.400.000 habitants. Au Vietnam, 55.000 Américains furent tués pour une population globale de 208.600.000.

Ces chiffres ne tiennent compte que des tués. Si l'on ajoute aux 600.000 décès le chiffre de 471.000 blessés, on constate que près de 3% des Américains de l'époque perdirent la vie ou restèrent handicapés, à divers degrés, à l'issue de cette guerre.

D'un point de vue financier, la guerre coûta 4 milliards de dollars au Sud et plus de 16 milliards au Nord.
Plus de la moitié du coût de la guerre supporté par l'Union le fut sous forme de pensions versées après la guerre. Le dernier soldat nordiste mourut en 1956 mais, à cette date, 3.000 veuves bénéficiaient encore de pensions.

En 1958, trois avant avant le centenaire du début des hostilités, le gouvernement US octroya une pension similaire aux deux derniers soldats sudistes encore en vie et à 526 veuves d'anciens combattants de la Confédération.

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